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Tous les
orthophonistes s’accordent à considérer le bilan comme la pierre angulaire
de la prise en charge, mais au moment de recevoir un nouveau patient, le
praticien se demande souvent comment concilier « anamnèse, recueil de la
plainte, épreuves d’investigation, diagnostic orthophonique et plan de
soin » … sans être transformé en acrobate au moment de rédiger son
compte-rendu. S’ajoute à ce cadre légal, les conditions matérielles dans
lesquelles exerce le professionnel et ses propres convictions éthiques.
Les
Marqueurs Transversaux constituent un outil d’observation du langage dans sa
globalité. Le clinicien s’y réfère dans l’après-coup de la rencontre, que ce
soit lors du bilan initial, au long de la prise en charge, et lors des
bilans de renouvellement.
Le bilan,
de l’italien « bilancio » = balance, doit comme son nom l’indique, comporter
des éléments positifs et des éléments négatifs. Dans le cas d’un bilan de
langage, il s’agit de chercher non pas un point d’équilibre mais de
déséquilibre, une mobilité, un écart pour réamorcer la dynamique de la
parole.
La
rédaction du compte-rendu de bilan orthophonique constitue un acte
thérapeutique à part entière. Encore faut-il pour cela que ce courrier soit
écrit en français courant et non pas en jargon, afin d’être lisible par son
destinataire, le médecin prescripteur, mais aussi par le patient (ou ses
parents s’il s’agit d’un enfant). Il est essentiel de choisir soigneusement
les termes par lesquels on restitue au patient ce qu’il a déposé.
Distance,
identité, conciliation sont des mots du vocabulaire courant, qui permettent
de rendre compte du rapport au langage d’un sujet.
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